Medellin

Depuis Salento nous avons réservé un bus « direct » pour Medellin. Le minibus part à l’heure et nous atteignons Pereira en une trentaine de minutes. Pause d’une quinzaine de minutes puis départ pour l’aventure ! La route sera (très) longue pour arriver à Medellin :beaucoup de travaux (donc ralentissements), de la montagne, beaucoup de camions et et de bus, très peu de zones de dépassement (donc ralentissements), des orages (donc…). En bref (si on peut dire) il nous faudra 7h30 pour atteindre Medellin (251 km).

Nous arrivons donc en fin d’après midi à la gare routière « sud » où nous prenons un taxi pour rejoindre notre hôtel. C’est un hôtel très récent, avec un personnel très agréable et de belles chambres. Comme il dispose d’un restaurant nous y dinerons après avoir fait un petit tour de repérage dans le quartier

Le lendemain c’est dimanche.Après un petit déjeuner correct, nous partons à pied vers la station de métro la plus proche (à 15mn) pour nous rendre au centre « historique ». Le métro est récent et très propre. Nous descendons Parque Berrio qui est une jolie place avec une belle église (iglesia N.S. de la Candeleria) .

Puis nous poursuivons vers la plaza Botero, qui comme son nom l’indique est ornée de gigantesques statues (23 au total) de Fernando Botero, l’enfant du pays (et de Medellin). Il y n’y a pas trop de monde mais ce qui est surprenant c’est que les gens présents ne sont pas intéressés par les statues gigantesques mais par les photos ou selfies qu’ils peuvent prendre d’eux-mêmes devant les statues (en leur tournant le dos donc) en courant de statues en statues !!!! Drôle d’époque et drôle de culture !

En contournant la place, nous découvrons une autre vue du Palacio de la cultura Rafael Uribe Uribe, bâtiment assez graphique ( de style néogothique à damiers noirs et blancs) mais aussi un monde un peu »interlope » : des junkies, des prostituées, des sdf qui dorment sur les trottoirs …..puis en remontant sous la ligne du métro aérien , un marché aux puces comme on a pu en voir le dimanche à Bogota. Nous sommes loin de la sérénité campagnarde de Salento !

Nous continuons notre découverte vers la Cathédrale et le parque Bolivar où nous assistons à un concert de musique classique (sui se termine par l’hymne bolivien). Nous faisons une pause café et repartons à travers les rues du centre en voie de piétonnisation. Ici, les ouvriers travaillent aussi le dimanche !

P

Nous rentrons à l’hôtel dans l’après-midi pour faire une pause, juste avant l’orage du jour.Nous en profitons pour rechercher et réserver une visite guidée de Comuna 13. Nous ressortirons en soirée à la recherche d’un restaurant, mais dimanche soir c’est fermé.Le réceptionniste de l’hôtel nous propose de nous faire livrer quelque chose dans la chambre. Ce sera donc pizza ! Notre première impression sur El Centro n’est pas extraordinaire. Il n’y a pas la richesse historique de Bogota et peut-être le fait qu’on soit dimanche n’a pas aidé à bien appréhender la ville

LUNDI J2

Nous avons rendez-vous à 10h au metro San Javier pour un « freetour » à la découverte de Comuna 13 avec un guide y habitant. Il nous racontera la division de la ville en Comunas (16), des comunas en barrios , la création de Comuna 13 (qui compte 23 barrios) et l’histoire qui , dans les années 80/90 a fait reconnaitre de comuna13 comme le secteur le plus dangereux de la ville la plus dangereuse du monde. Le quartier a été sous la coupe (ultra violente) de groupes qui voulaient avoir la main mise sur le contrôle de la drogue : l’ELN (groupe d’extrême gauche), les cartels de drogue, les gangs locaux et les paramilitaires (extrême droite) surtout après la mort de Pablo Escobar. Depuis le début des années 2000 la ville a repris le contrôle et a choisi de désenclaver les quartiers éloignés du centre notamment en installant un métrocable. Les habitants de Comuna 13 à qui ont a proposé: un métrocable, une route ou des escalators ont choisi les escalators (en pensant que la ville ne ferait rien). Mais la ville a fait et à partir de 2002 la construction des escalators a commencé, une entreprise a offert des pots de peinture aux habitants pour qu’ils repeignent leurs maisons et la population a commencé à avoir un avenir. Le quartier s’est métamorphosé un peu plus avec l’apport de graffeurs : les murs sont ornés d’énormes graffitis réalisés par des artistes du pays et de l’extérieur après discussion avec les habitants sur leur ressenti sur des thèmes donnés (particulièrement la violence/ la paix, l’éducation…..)

Aujourd’hui le habitants souhaitent que leurs enfants soient éduqués pour qu’il n’y ait plus jamais la violence. De nombreuses structures culturelles et sportives ont été créées, le quartier est désenclavé et retrouve la vie.

Cette visite m’aura énormément marquée. La capacité de résilience des habitants, leur résistance silencieuse au plus fort de la violence et la façon dont se projettent m’a bluffée.

Nous continuons la visite des « désenclavements » par un tour en métrocable au dessus d’autres quartiers.

Après ces moments riches nous rentrons à l’hôtel, non sans avoir essuyer l’orage du jour. Nous nous résolvons à prendre le taxi entre la stations de métro et l’hôtel.

J3 : GUATAPE

J4

Le quartier où nous résidons est un quartier résidentiel calme (vers le Cerro Nutibara): c’était un choix alternatif au quartier touristique Poblado. Mais comme nous sommes curieux, nous décidons d’aller voir à quoi ressemble ce quartier.

Alors contrairement au quartier où nous logeons c’est assez animé, beaucoup de bars, d’hôtels, des petites rues mais aussi de grandes artères très bruyantes. C’est assez vert malgré tout et certaines petites places sont très agréables.Nous déjeunerons dans un restaurant italien d’un grand centre commercial. Le serveur est très sympathique et veut apprendre des mots de français. Le repas est correct mais le prix, comme le café que nous avons pris dans le quartier le matin est « touristique ». Nous remarquons aussi, dans ce quartier, énormément de Vénézueliens qui font la manche (ou vendent des bonbons), le plus souvent accompagnés d’enfants en bas âge (ce qui ne me pousse pas à la générosité, je dois dire. Je comprends la détresse des ces expatriés économiques, mais pas qu’on utilise des enfants).

Après avoir fait un (grand) tour du quartier nous en déduisons que nous sommes bien dans le notre, même s’il est plus difficile d’y trouver un restaurant le soir. Nous reprenons le metro (puis le tramway) pour aller visiter le musée « Casa de la Memoria » (complément de la visite deComuna 13). C’est un musée moderne très bien fait , très intéressant, assez poignant qui raconte bien l’histoire de la Colombie et plus particulièrement Medellin de la violence à la marche vers la paix, avec de nombreux témoignages des habitants.

Jour sans orage, nous explorons un peu le quartier puis redécouvrons un « centro » plus animé en semaine.

J5: SANTA FE DE ANTOQUIA

J6

C’est notre dernier jour. Nous allons donc visiter le Cerro Nutibara , devant lequel nous passons tous le jours.Il s’agit d’une haute colline dont nous atteindrons le sommet …à pied, soyons fous. La balade est agréable mais comme c’est une colline ça grimpe ! Au sommet il y a la reconstitution d’un village paysan du XIX ème . Nous rencontrons en chemin un charmant jardinier qui a le sens de l’humour et qui discute un moment avec nous.

Ensuite, nous faisons un dernier tour pour les derniers achats dans le centre. Puis retour à l’hôtel et taxi pour l’aéroport. Notre séjour en Colombie est fini mais nous quittons le pays à regrets. Nous avons aimé ses paysages, ses villes coloniales et les Colombiens si gentils et accueillants.

(à venir Guatapé et Santa Fé qui ont fait l’objet de sorties depuis Medellin)

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